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HENRY DELOUPY


Né à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales) le 8 mai 1911, décédé à Nice le 9 janvier 1997.


Après avoir soutenu sa thèse de doctorat à la Faculté de médecine de Nancy (1938), il est atteint d’une maladie grave que soigne un médecin homéopathe. Ceci lui évite une intervention chirurgicale et, par voie de conséquence, lui fait abandonner la préparation à l’internat des hôpitaux pour rejoindre Léon Vannier. Diplômé du CHF, il effectue son service militaire comme médecin d’un bataillon de la Légion étrangère dans le Sud algérien, puis s’établit à Oran où, pendant 22 ans, il anime la consultation homéopathique d’un dispensaire.


En 1944, il participe au débarquement en Provence et aux combats de la Libération. A ce titre, il est décoré de la croix de guerre et de la Légion d’honneur. Le 8 mai 1961, pour s’être opposé publiquement, en tant que président de l’Union des officiers de réserve de l’Oranie, au revirement du gouvernement de l’époque sur le sort de l’Algérie, il est assigné à résidence, puis expulsé. Il rentre en métropole avec ses 8 enfants et s’installe définitivement à Nice.


Il rejoint le CHF. Enseignant d’homéopathie à Paris, il assume la présidence du Congrès national en 1967. Il crée le Centre d’études homéopathiques Nice-Côte d’Azur dans les locaux de la Faculté de médecine de Nice.


Auteur de nombreux articles et de conférences dont 26 articles parus dans “L’Homéopathie française” (1950-1982), il égratigne allègrement dans “Un trésor caché, l’homéopathie” ceux qui parlent d’homéopathie comme ceux qui la pratiquent sans bien la connaître.


Il publie “C’est nous les Africains” (Ed. du Scorpion, 1967); “Une bouteille à la mer” (polycopié, 1991) et “Les blindés de la Libération” (Services historiques de l’Armée de terre, 1992).